Réinsertion des jeunes vulnérables : la CNDDR prépare de nouvelles structures d’accompagnement
- il y a 4 jours
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La problématique des enfants et adolescents impliqués dans les groupes armés continue de susciter de vives inquiétudes en Haïti. Consciente de l’urgence de la situation, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) a organisé, le mardi 26 mai 2026, une journée de réflexion autour de la prévention et de la réinsertion des jeunes en situation de vulnérabilité.
Cette rencontre, tenue sous le haut patronage de la Primature, a réuni des représentants du gouvernement de transition, des organisations internationales et plusieurs structures locales engagées dans la protection de l’enfance et la réintégration sociale.
À travers cette initiative, la CNDDR souhaite attirer l’attention sur le phénomène grandissant de l’enrôlement des mineurs dans les groupes armés. Pour les responsables de l’institution, il devient indispensable d’agir rapidement afin d’empêcher que davantage de jeunes sombrent dans la violence et la criminalité.
Les discussions ont permis d’analyser les différentes causes qui poussent certains enfants vers les groupes armés. La pauvreté, la déscolarisation, les difficultés économiques des familles, l’absence d’encadrement et l’insécurité persistante figurent parmi les principaux facteurs évoqués lors des échanges.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de considérer ces jeunes non seulement comme des acteurs de violence, mais aussi comme des victimes d’un contexte social extrêmement fragile. Plusieurs intervenants ont plaidé pour des politiques publiques capables de redonner aux enfants des perspectives d’avenir à travers l’éducation, la formation professionnelle et l’accompagnement psychosocial.
Des représentants de l’UNICEF, de l’OIM, du PNUD, de Terre des Hommes, de l’IBESR, du GARR, du BINUH ainsi que d’autres organisations partenaires ont pris part à cette journée de travail.
Au cours des ateliers organisés pour l’occasion, les participants ont réfléchi aux mécanismes pouvant faciliter le désengagement des enfants impliqués dans les groupes armés et leur réinsertion progressive dans leurs communautés.
Le rôle du sport, de la culture et des initiatives communautaires a été largement évoqué comme moyen de prévenir la récidive et de favoriser la reconstruction personnelle des jeunes concernés.
À l’issue de cette journée, la CNDDR a annoncé la création prochaine d’une sous-commission consacrée à la prévention et à la réinsertion. Cette nouvelle structure aura notamment pour mission de coordonner les actions destinées aux enfants et adolescents affectés par la violence armée.
La Commission a également confirmé l’ouverture prochaine de centres d’éducation non formelle et de centres de transit destinés à accompagner les jeunes démobilisés sur les plans social, psychologique et professionnel jusqu’à leur réintégration complète.
À travers cette démarche, la CNDDR affirme sa volonté de promouvoir une approche plus humaine de la lutte contre l’insécurité, en mettant l’accent sur la protection des enfants et la reconstruction sociale des communautés touchées par la violence.
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