Quand le FAES expose le visage de personnes vulnérables dans la Plaine du Cul-de-Sac pour un plat de riz : preuve de l’incompétence du directeur Kesner Romélus
- 21 mai
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Alors que des milliers de familles déplacées vivent dans des conditions extrêmement précaires dans la Plaine du Cul-de-Sac, le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), dirigé par Kesner Romélus, multiplie les opérations de distribution de repas chauds à travers le programme Kantin Mobil (KM). Présentées comme des actions de solidarité en faveur des populations vulnérables, ces interventions soulèvent cependant de nombreuses critiques, notamment autour de la manière dont l’image des bénéficiaires est exploitée publiquement.
À travers des publications largement relayées sur les réseaux sociaux, le FAES expose régulièrement des femmes, des enfants et des personnes déplacées faisant la queue pour recevoir un simple plat de nourriture. Pour plusieurs observateurs, cette stratégie de communication traduit davantage une opération de propagande qu’une véritable approche respectueuse de la dignité humaine. Des images montrant des citoyens en situation de détresse, parfois filmés ou photographiés dans des conditions humiliantes, continuent d’alimenter le débat sur la gestion humanitaire de l’institution.
Le mercredi 20 mai 2026, les équipes du programme Kantin Mobil ont procédé à la préparation et à la distribution de 3 000 plats chauds de riz collé au poulet dans plusieurs sites accueillant des déplacés de la Plaine du Cul-de-Sac. Selon les chiffres communiqués par le FAES, 1 503 plats ont été distribués au Nouveau site de Bouzy, situé à Carrefour Bouzy, en face de l’aéroport, tandis que 868 autres ont été remis aux déplacés hébergés au Site MEDIC, à Maïs Gâté.
Malgré ces chiffres mis en avant par les autorités, plusieurs citoyens dénoncent une approche qu’ils jugent déconnectée des véritables besoins des déplacés. Pour eux, offrir ponctuellement des plats chauds ne saurait remplacer une politique publique sérieuse capable d’apporter des solutions durables aux familles victimes de l’insécurité. Certains critiquent également l’absence de transparence sur les ressources mobilisées dans le cadre de ces opérations humanitaires.
D’autres voix vont plus loin en pointant du doigt la gestion du directeur général du FAES, Kesner Romélus. Elles estiment que l’institution privilégie la visibilité médiatique au détriment du respect de la dignité des personnes vulnérables. Dans un contexte où des milliers de déplacés manquent d’abris, d’accès à l’eau potable, de soins de santé et de sécurité, l’exposition répétée de leur souffrance pour des campagnes de communication est perçue par certains comme la preuve d’une profonde incompétence dans la gestion de la crise humanitaire.
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