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Quand l’aide humanitaire devient une vitrine médiatique : le FAES et la DGPC poursuivent leurs dérives dans les camps de déplacés

  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Alors que la situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince, le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) et la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) multiplient les opérations de distribution de repas chauds dans les camps de déplacés.


Une démarche présentée comme un acte de solidarité, mais qui, pour de nombreux observateurs, illustre surtout les limites et les dérives de la réponse étatique face à une crise de grande ampleur.


Le lundi 25 mai 2026, les autorités ont annoncé la distribution de 3 000 plats chauds à travers le programme « Kantin Mobil », notamment au Nouveau Site Bouzy, au site MEDIC à Maïs Gâté et au site Athletic d’Haïti à Cité Soleil. Si cette assistance permet temporairement à certaines familles de se nourrir, elle reste largement insuffisante face au nombre croissant de déplacés vivant dans des conditions extrêmement précaires.


Dans plusieurs camps, les familles dénoncent l’absence d’une prise en charge durable. Entre manque d’eau potable, insuffisance de soins sanitaires, promiscuité et insécurité constante, les besoins dépassent largement les distributions ponctuelles de nourriture. Pour certains acteurs de la société civile, ces opérations servent davantage à alimenter la communication institutionnelle qu’à résoudre les véritables problèmes auxquels font face les victimes des violences armées.


La répétition des distributions alimentaires sans véritable plan de relogement, de réinsertion ou de sécurisation des zones affectées renforce les critiques contre les autorités. Beaucoup estiment que le FAES et la DGPC se contentent de gérer les conséquences immédiates de la crise, sans s’attaquer aux causes profondes du déplacement massif des populations.


Alors que des milliers de familles continuent de fuir leurs quartiers sous la menace des groupes armés, plusieurs observateurs appellent l’État haïtien à dépasser les réponses symboliques pour mettre en œuvre une stratégie humanitaire cohérente, durable et respectueuse de la dignité des déplacés internes.


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