
Plus de 305 morts à Cité Soleil et Croix-des-Bouquets : l’ONU alerte sur une catastrophe humaine oubliée
- 22 mai
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La violence des gangs continue de transformer plusieurs quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince en véritables zones de guerre. Selon les chiffres communiqués par les Nations unies, plus de 305 personnes ont été tuées et 277 autres blessées entre le 5 mars et le 11 mai 2026 dans les communes de Cité Soleil et de Croix-des-Bouquets.
Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) précise également qu’entre le 9 et le 14 mai seulement, au moins 78 personnes ont perdu la vie et 66 autres ont été blessées lors d’affrontements armés opposant des groupes criminels lourdement armés. Derrière ces chiffres alarmants se cachent des familles détruites, des enfants traumatisés et des milliers de personnes contraintes d’abandonner leur maison pour échapper aux violences.
Dans plusieurs quartiers touchés, les habitants vivent dans la peur permanente des tirs, des incendies et des attaques armées. Des familles entières dorment dans des écoles, des églises ou des centres d’hébergement improvisés après avoir fui leurs zones d’origine sans aucun bien. Selon les données relayées par l’ONU, plus de 10 000 personnes ont été déplacées à cause de cette nouvelle flambée de violence.
La situation humanitaire devient de plus en plus préoccupante. L’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé demeure extrêmement limité pour les déplacés. De nombreuses victimes souffrent également de traumatismes psychologiques causés par les scènes de violence auxquelles elles ont assisté.
Malgré l’ampleur du drame, aucune mesure concrète n’a encore été annoncée par les autorités de facto pour venir en aide aux victimes ou pour garantir la protection des populations prises au piège dans ces zones contrôlées par les gangs. Cette absence de réponse renforce le sentiment d’abandon exprimé par de nombreux habitants.
Alors que les appels à l’aide se multiplient, les organisations de défense des droits humains continuent d’alerter sur l’urgence d’une réponse humanitaire et sécuritaire afin d’éviter une aggravation de la crise dans ces communes déjà fragilisées par des années d’insécurité chronique.
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