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OAVCT : des soupçons de disparition de chèques appellent une enquête interne

16 sept.
3 min de lecture

Port-au-Prince, 16 septembre 2026 — La disparition présumée de chèques au sein de l’Office Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT) soulève de nouvelles interrogations sur les mécanismes de contrôle financier et administratif de l’institution.


Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, un chèque d’un montant de 150.000 gourdes, lié à une prestation de communication réalisée pour le compte de l’OAVCT, n’aurait toujours pas été remis à son bénéficiaire près de trois mois après l’exécution du travail.


La prestation aurait été réalisée par une firme, dans le cadre d’un spot publicitaire consacré à une campagne de sensibilisation autour d’un programme spécial lié à la Coupe du monde.


Selon les mêmes informations, le chèque aurait bien été émis, mais serait resté entre les mains de l’administration de l’OAVCT. Les circonstances précises de cette situation restent toutefois à établir.


Des précédents qui interrogent


Cette affaire intervient alors que plusieurs témoignages font état de problèmes similaires concernant des chèques ou des paiements destinés à des collaborateurs et prestataires de l’institution.


Des noms circulent notamment autour de dossiers concernant Nilkenson Césaire, stagiaire en communication, le photographe Silner Altidor, ainsi que Richardson Séraphin, ancien directeur de communication de l’OAVCT.


Ces éléments, qui méritent d’être documentés et vérifiés, ne permettent pas à eux seuls d’établir l’existence d’un réseau organisé. Ils soulèvent néanmoins une question centrale : comment des chèques peuvent-ils rester bloqués pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois sans qu’un mécanisme de contrôle ne déclenche une alerte ?


La réponse à cette question relève désormais de la responsabilité de l’administration.


Le contrôle interne mis à l’épreuve


Lors de son installation en mars 2026, le directeur général de l’OAVCT, Me Jocelyn Pierre, avait placé le renforcement des mécanismes de contrôle parmi les quatre axes prioritaires de sa gestion.


La direction a également affirmé vouloir améliorer la gouvernance interne, la performance administrative et la coordination entre les différentes unités de l’institution.


Les soupçons actuellement rapportés constituent donc un test concret pour ces engagements.


Il ne suffit pas de moderniser les infrastructures ou de réorganiser les services. La protection des ressources financières et le respect des engagements envers les prestataires doivent également faire partie des priorités de gestion.


Une enquête s’impose


Face à ces interrogations, une enquête administrative indépendante et documentée apparaît nécessaire.


Elle devrait notamment permettre de retracer le parcours du chèque de 150.000 gourdes : date d’émission, service émetteur, numéro du chèque, bénéficiaire, signatures autorisées, date de transmission et éventuelle justification de son maintien au sein de l’administration.


Les autres dossiers signalés devraient également être examinés, afin de déterminer s’il s’agit de dysfonctionnements isolés, d’erreurs administratives ou de pratiques plus systématiques.


Les documents comptables, registres de chèques, pièces justificatives et traces de validation pourraient permettre d’établir les faits.


La direction doit agir


L’enjeu dépasse le montant de 150.000 gourdes.


Il concerne la crédibilité administrative de l’OAVCT, la protection des fonds de l’institution et la confiance des employés, prestataires et partenaires.


Si une faute est établie, les responsables devront répondre de leurs actes conformément aux procédures administratives et aux lois en vigueur.


Si, au contraire, les soupçons se révèlent infondés, une enquête permettra également de rétablir les faits et de protéger les personnes injustement mises en cause.


C’est précisément pour cette raison que la Direction générale ne devrait pas laisser ces interrogations sans réponse.


Me Jocelyn Pierre est donc appelé à diligenter rapidement une enquête sur les procédures de gestion des chèques au sein de l’OAVCT.


La transparence, dans ce dossier, ne doit pas être une promesse. Elle doit se traduire par des vérifications, des responsabilités clairement établies et, le cas échéant, des sanctions.


Jadson Moissoud

 
 
 

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