Mondial 2026 : Alix Didier Fils-Aimé critiqué pour l’opacité entourant la distribution des kits audiovisuels
- 6 juin
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L’annonce de la distribution de kits audiovisuels par le gouvernement de transition en vue de la Coupe du monde suscite de nombreuses interrogations.
Alors que les autorités présentent cette initiative comme une mesure destinée à permettre à la population de suivre les rencontres du tournoi, plusieurs observateurs dénoncent le manque de transparence entourant le projet.
Lors des différentes communications officielles, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’a pas précisé le coût global de l’opération ni les modalités ayant conduit au choix des fournisseurs. Cette absence d’informations alimente les critiques de certains acteurs de la société civile et de la classe politique, qui réclament davantage de clarté sur l’utilisation des fonds publics.
L’un des kits distribués est commercialisé sous la marque INGCO, dont la distribution en Haïti est assurée par la famille Handal. Cette dernière est régulièrement présentée comme étant proche de l’entourage du chef du gouvernement. Pour plusieurs critiques, cette situation soulève des soupçons de favoritisme et de conflit d’intérêts dans l’attribution du contrat, selon radio Métronome.
Les détracteurs du gouvernement rappellent également qu’une entreprise liée à la famille Handal avait déjà été au centre de débats lors de la vente à l’État haïtien des locaux de l’ancien hôtel Best Western. La transaction, conclue pour plus de 23 millions de dollars américains, avait suscité la controverse après qu’une évaluation bancaire eut estimé la valeur du bâtiment à un peu plus de 14 millions de dollars.
Face à ces éléments, des voix s’élèvent pour demander la publication des détails financiers relatifs à la distribution des kits audiovisuels ainsi que les procédures ayant conduit à la sélection des fournisseurs. Elles estiment qu’une telle démarche serait nécessaire pour garantir la transparence et renforcer la confiance du public.
Dans son éditorial, le journaliste Jean Corvington estime que les autorités devront rendre compte de ces décisions au terme de la transition. Selon lui, l’absence de transparence dans la gestion de certains dossiers risque de peser lourdement sur le bilan de cette période et pourrait avoir des conséquences importantes pour les finances publiques du pays.
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