Les États-Unis durcissent l’accès à la carte verte : les demandeurs devront désormais retourner dans leur pays
- 22 mai
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L’administration américaine a annoncé, ce vendredi 22 mai 2026, une nouvelle orientation en matière d’immigration obligeant désormais la majorité des étrangers présents temporairement aux États-Unis à retourner dans leur pays d’origine pour demander une carte verte.
La mesure a été confirmée par les services de l’USCIS (United States Citizenship and Immigration Services) ainsi que par le Département de la Sécurité intérieure (DHS).
Selon un mémorandum publié par l’USCIS, les étrangers souhaitant obtenir la résidence permanente devront désormais passer par la procédure dite de « traitement consulaire » auprès du Département d’État américain, à l’extérieur du territoire américain. L’agence précise que le changement de statut directement depuis les États-Unis deviendra une mesure exceptionnelle accordée uniquement dans des « circonstances extraordinaires ».
Le porte-parole de l’USCIS, Zach Kahler, a expliqué que cette décision vise à rétablir « l’intention initiale » des lois migratoires américaines. Le directeur de l’USCIS, Joseph Edlow, affirme de son côté que l’administration souhaite mettre fin aux « failles » permettant à certains migrants de rester aux États-Unis pendant le traitement de leur demande de résidence permanente.
Cette nouvelle politique marque un tournant important dans la gestion de l’immigration aux États-Unis sous l’administration du président Donald Trump. Depuis son retour au pouvoir, plusieurs mesures restrictives ont déjà été adoptées, notamment le renforcement des contrôles de sécurité, la réduction de certaines durées de visa et la suspension partielle de certains traitements migratoires.
Des organisations de défense des migrants dénoncent toutefois une mesure aux conséquences potentiellement graves. L’organisation HIAS estime que cette politique pourrait exposer des personnes vulnérables notamment des victimes de trafic humain, de violences domestiques ou des mineurs en danger à des risques importants en les obligeant à retourner dans des pays qu’elles ont parfois fui pour des raisons de sécurité.
L’annonce suscite déjà de nombreuses inquiétudes parmi les communautés immigrées vivant aux États-Unis, particulièrement chez les détenteurs de visas temporaires espérant obtenir la résidence permanente sans quitter le territoire américain.
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