top of page

Les petits commerçants réclament une aide minimale d’environ 100 000 gourdes pour relancer leurs activités dans la capitale

il y a 6 jours
2 min de lecture

Sous la direction du Collectif des Citoyens du Secteur Informel Haïtien et des Petites Entreprises, les commerçants appellent les autorités à prendre des mesures concrètes pour améliorer leur situation économique et leur permettre de reprendre leurs activités dans des conditions plus sûres.



La crise sécuritaire continue de fragiliser les petits commerçants de la région métropolitaine. Chassés de leurs espaces de travail par les violences des groupes armés, ces travailleurs du secteur informel réclament des actions urgentes des autorités pour retrouver leurs activités et faire face aux difficultés économiques qui s’accumulent.



Pour de nombreux marchands, l’impossibilité de retourner sur leurs lieux de vente compromet directement leur capacité à subvenir aux besoins de leurs familles. Le Champ-de-Mars et plusieurs autres espaces commerciaux restent au centre de leurs préoccupations. Ils souhaitent pouvoir y reprendre leurs activités, mais estiment qu’un retour durable demeure difficile sans une amélioration de la situation sécuritaire.



Derrière cette revendication se trouve une préoccupation essentielle : retrouver les moyens de gagner leur vie. Sans espaces de vente accessibles et sans garanties de sécurité, ces commerçants peinent à reconstruire leurs activités et à retrouver une certaine stabilité financière.



Des déplacés confrontés à la cherté du logement



Les conséquences de l’insécurité dépassent le cadre commercial. Les marchands soulignent également les difficultés auxquelles font face les familles déplacées, notamment celles qui tentent de répondre aux besoins scolaires de leurs enfants.



Ils attirent particulièrement l’attention sur les obstacles qui empêchent certains enfants de reprendre normalement leur scolarité. Pour ces familles, le déplacement entraîne des difficultés qui touchent à la fois le logement, les revenus et l’accès à l’éducation.



La question du relogement constitue également un sujet de préoccupation. Les représentants des commerçants rappellent qu’une aide de 100 000 gourdes a été accordée à certains marchands vivant dans des camps de personnes déplacées. Toutefois, ils estiment que cette somme ne suffit pas toujours à couvrir les frais nécessaires pour trouver un logement dans la région métropolitaine, compte tenu du niveau des loyers.



Le MAST sous pression



Face à ces difficultés, le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) est appelé à prendre ses responsabilités. Le collectif demande au ministère de respecter les engagements pris envers les commerçants victimes de l’insécurité et de renforcer l’accompagnement destiné aux personnes affectées par la crise.



Les marchands souhaitent que les interventions publiques répondent davantage à leurs besoins réels. Ils attendent des mesures capables de les aider à faire face à la précarité, tout en favorisant la reprise progressive de leurs activités économiques.



Des revendications qui interpellent les autorités



Les demandes des commerçants mettent en évidence trois priorités : le rétablissement de la sécurité, le renforcement de l’aide sociale et la possibilité de reprendre les activités commerciales.



Après plusieurs mobilisations, ils continuent de réclamer des réponses concrètes. Pour ces travailleurs, l’enjeu est de sortir d’une situation dans laquelle l’insécurité menace à la fois leurs revenus, leurs conditions de logement et l’avenir scolaire de leurs enfants.



Leur appel s’adresse désormais aux autorités concernées, auxquelles ils demandent de traduire leurs engagements en mesures tangibles. La reprise de leurs activités reste étroitement liée à leur capacité à retrouver des espaces de travail accessibles et à exercer leur commerce sans craindre les violences.



Actualis

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page