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Le CAN secoué par de graves accusations de corruption sous l’administration de Me Renand Aristide

  • 9 mai
  • 2 min de lecture

De graves irrégularités financières auraient été constatées au sein du Centre National Ambulancier (CAN) sous l’administration de Me Renand Aristide.


Selon des informations révélées par l’actuelle direction au journal Métronome, une importante partie du budget de l’institution a été utilisée sans résultats concrets, alors que plusieurs services essentiels du CAN demeuraient paralysés.


À son arrivée, la nouvelle administration affirme avoir découvert qu’environ 70 % du budget annuel du CAN avait déjà été dépensé. Pourtant, malgré des réquisitions évaluées à plus de 250 millions de gourdes pour la réparation des ambulances, aucun véhicule n’a été remis en état de fonctionnement.


Les responsables actuels dénoncent également des irrégularités dans la gestion d’un appui financier du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L’organisation humanitaire a envisagé de financer la réparation de dix ambulances, mais l’ancienne administration a exigé un versement préalable d’argent. Plus de 5 millions de gourdes ont ainsi été remis, sans qu’aucune réparation ne soit finalement effectuée.


Face à l’absence de résultats et au manque de justification, le CICR a exigé des preuves concernant l’utilisation des fonds avant tout nouveau décaissement. Devant cette situation, l’organisation aurait suspendu le reste de son soutien financier au projet.


La nouvelle direction du CAN évoque également l’existence de privilèges accordés à des personnes n’exerçant aucune fonction réelle au sein de l’institution. Des cartes de débit contenant des montants variant entre 100 000 et 200 000 gourdes ont été distribuées à des militants politiques.


De plus, certains conseillers du conseil d’administration ont bénéficié de plus de 400 000 gourdes pour le carburant, en plus d’autres montants versés directement sur leurs cartes bancaires.


Les nouveaux responsables disent avoir entrepris des mesures visant à mettre fin à ces pratiques et à rétablir une gestion plus transparente des ressources du Centre National Ambulancier, alors que les besoins en services d’urgence demeurent considérables à travers le pays.


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