top of page

Insécurité : quand la crise prive les parents de moyens pour la rentrée, le CCSIHPE se mobilise

2 sept.
2 min de lecture

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’inquiétude se lit chez plusieurs petits commerçants de Port-au-Prince. Privés de leurs activités par l’insécurité, ces parents doivent désormais trouver les moyens de préparer leurs enfants pour la nouvelle année scolaire.


Mardi 1er septembre 2026, ils sont descendus dans les rues pour faire entendre leur voix. À l’appel du Collectif des citoyens du secteur informel haïtien et des petites entreprises, une marche pacifique a relié Boudon à la Villa d’Accueil, à Delmas 60.


Derrière cette mobilisation se trouvent des travailleurs qui disent avoir perdu une grande partie de leurs revenus. Plusieurs commerçants du Champs-de-Mars expliquent qu’ils ne peuvent plus exercer normalement leur métier depuis près de deux ans. Les violences et les affrontements entre groupes armés ont progressivement rendu leur espace de travail difficile, voire inaccessible.


Pour ces familles, les conséquences vont au-delà des pertes financières. Chaque journée sans activité signifie moins de ressources pour payer le loyer, acheter de la nourriture ou répondre aux besoins des enfants.


La rentrée scolaire vient accentuer cette pression. Uniformes, chaussures, livres, fournitures et frais scolaires représentent des dépenses que plusieurs parents disent avoir du mal à assumer.


Le collectif demande donc au gouvernement de prendre des mesures en faveur des petits commerçants. Il réclame notamment une aide d’au moins 100 000 gourdes pour permettre aux parents de préparer la rentrée de leurs enfants.


Les manifestants demandent également le renforcement de la sécurité et la réouverture des principaux axes routiers. Pour eux, la possibilité de travailler dépend directement de la capacité des autorités à garantir la circulation et la sécurité dans les zones commerciales.


Cette marche était, selon les organisateurs, leur sixième mobilisation sur la question de l’insécurité. Ils souhaitent désormais une réponse concrète du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et de son gouvernement.


Une nouvelle mobilisation pourrait être organisée le 7 septembre, jour de la rentrée scolaire, si aucune réponse n’est apportée à leurs revendications. Les commerçants envisagent de se présenter devant la Villa d’Accueil avec leurs enfants.


Pour ces parents, le combat dépasse donc la question du commerce. Il s’agit de retrouver la possibilité de travailler et de garantir à leurs enfants les conditions nécessaires pour commencer une nouvelle année scolaire.


Rony Poito

Actualiss

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page