André Jonas Vladimir Paraison, un an à la tête de la PNH : des avancées à saluer malgré les contraintes
- 10 août
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Le 8 août 2026 marque le premier anniversaire de l’arrivée d’André Jonas Vladimir Paraison à la tête de la Police nationale d’Haïti (PNH). Une année au cours de laquelle l’institution policière a évolué dans un contexte particulièrement difficile.
À l’occasion de cet anniversaire, les débats se multiplient autour du bilan du directeur général de la PNH. Une question légitime, mais qui mérite d’être abordée avec davantage de recul. Peut-on réellement évaluer le travail d’un chef de police sans tenir compte des conditions dans lesquelles la PNH mène ses opérations ?
La situation sécuritaire du pays impose de regarder l’ensemble du problème. Les policiers disposent de moyens limités et doivent intervenir dans des zones où les groupes armés disposent d’importantes capacités de nuisance. Dans ce contexte, chaque opération, chaque territoire repris et chaque avancée obtenue mérite d’être analysé à la lumière des réalités auxquelles l’institution est confrontée.
Cela ne signifie pas qu’il faut écarter les critiques ou renoncer à demander des comptes. La PNH doit rendre compte de ses résultats, de ses difficultés et de ses choix. Mais l’évaluation doit aussi prendre en considération les ressources disponibles, le soutien de l’État, la coopération avec les autres institutions et la volonté politique nécessaire pour combattre durablement les réseaux criminels.
Les propos récemment attribués à l’ancien président provisoire de la République, Jocelerme Privert, relancent d’ailleurs cette réflexion. Selon lui, la situation sécuritaire pourrait notamment révéler un manque de volonté politique dans le démantèlement des réseaux criminels, avec l’existence possible de connexions entre certains groupes armés et des acteurs politiques ou économiques.
De telles déclarations, venant d’une personnalité ayant occupé les plus hautes fonctions de l’État, devraient pousser à élargir le débat. La crise sécuritaire haïtienne ne peut pas être réduite à la seule performance d’un directeur général de la PNH. Elle implique plusieurs acteurs, plusieurs institutions et des décisions politiques qui dépassent largement le cadre de la police.
La question centrale devrait donc être plus large : où en est réellement le processus de rétablissement de la sécurité en Haïti ?
Après une année de commandement, il est normal de demander des résultats au directeur général André Jonas Vladimir Paraison. Mais il est tout aussi nécessaire d’évaluer les progrès réalisés par la PNH dans un environnement où les défis sont considérables.
Le peuple haïtien observe. Il juge les résultats, mais il connaît aussi les difficultés auxquelles sont confrontés les policiers sur le terrain.
Dans ce contexte, il faut souhaiter courage au DG André Jonas Vladimir Paraison ainsi qu’à l’ensemble des policiers engagés dans cette bataille. Les critiques sont nécessaires, mais elles doivent s’accompagner d’une analyse honnête des réalités du pays.
La sécurité est une responsabilité collective. Elle exige une police opérationnelle, des moyens adaptés, une justice fonctionnelle et une volonté politique clairement affirmée.
Après un an de commandement, le débat ne devrait donc pas se limiter à la question du bilan d’un homme. Il devrait surtout porter sur les progrès accomplis, les obstacles persistants et les moyens nécessaires pour permettre à la PNH de poursuivre efficacement sa mission.
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