
Affaire ZED Airlines : un scandale révélateur du chaos dans l’aviation haïtienne après la vente de billets illégaux
- 16 juin
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Après les révélations sur la vente de billets pour un vol vers Montréal sans autorisations d’exploitation, l’affaire ZED Airlines dépasse désormais le simple incident opérationnel.
Elle soulève une question plus dérangeante : comment une compagnie aérienne a-t-elle pu commercialiser des vols internationaux sans les permis requis, sans contrôle effectif et sans réaction rapide des autorités compétentes ?
Les autorités canadiennes ont été claires : ZED Airlines ne disposait pas des autorisations nécessaires pour opérer une liaison vers le Canada. Pourtant, des passagers ont acheté des billets, parfois à plus de 1 200 dollars américains, convaincus de la légalité du service.
Cette situation met en lumière une faille majeure dans la régulation du secteur aérien haïtien. L’Office national de l’aviation civile (OFNAC), censé encadrer et superviser les compagnies opérant sur le territoire, reste silencieux ou peu réactif face à une affaire qui implique directement la protection des passagers.
Derrière les annulations de vols et les promesses de remboursement, ce sont des voyageurs qui absorbent les pertes financières et logistiques. Aucun mécanisme clair de compensation ne semble avoir été activé, laissant place à une gestion confuse et individualisée des plaintes.
Plusieurs sources du secteur dénoncent un système où les autorisations temporaires et les connexions politiques prennent parfois le pas sur les exigences techniques et réglementaires. Dans ce contexte, la frontière entre entreprise de transport et exploitation opportuniste devient floue.
La compagnie, de son côté, a rejeté toute responsabilité liée à l’absence d’autorisations, sans fournir d’explications détaillées sur la commercialisation des billets ni sur la validation des partenaires annoncés pour opérer les vols, rapporte Ayibopost.
Au-delà du cas ZED Airlines, c’est la crédibilité de tout un système de régulation aérienne qui se retrouve interrogée. Si des vols peuvent être annoncés, vendus et annulés faute d’autorisation, alors la question n’est plus seulement celle d’une compagnie, mais celle de la gouvernance du transport aérien en Haïti.
En attendant des réponses claires des autorités, les passagers restent les principales victimes d’un système où l’information, la régulation et la responsabilité semblent encore trop fragiles.
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